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Résultats de la 5e Consultation nationale 6/18 ans : La jeunesse à bonne école ?

Le rapport de la 5ème Consultation nationale des 6/18 ans est désormais disponible ! Découvrez ce que les enfants et jeunes perçoivent de leur éducation et leurs apprentissages, à l'école, en famille, au centre de loisirs...

Durant l’année scolaire 2020/21, partout en France, plus de 25 300 enfants et jeunes ont été interrogés sur leurs droits tels qu’ils sont vécus au quotidien, avec une attention particulière portée à la perception de leur scolarité et de leurs apprentissages.
Ils ont offert des réponses passionnantes aux 180 questions de la Consultation nationale des 6/18 ans d’UNICEF France, qui ont fourni la matière de notre rapport « La jeunesse à bonne école ? », conçu avec le soutien de cinq chercheurs du programme régional Enjeu[x] – Enfance & Jeunesse porté par l’Université d’Angers.

 

 

Ce rapport met en évidence qu’en matière d’apprentissages, les frontières entre l’école et le reste de la société restent floues. L’enfant apprend chez lui, avec ses amis, ses animateurs, sur Internet. Si cela s’avère complémentaire, cela nécessite que chacune de ces sphères puisse assurer ce rôle éducatif avec les meilleurs outils, les approches les plus adaptées à l’enfant et à ses besoins actuels et futurs.

Accéder au rapport complet "La jeunesse à bonne école ?"
 Accéder à la version synthétique

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A VENIR : Un document simplifié sera bientôt disponible afin de rendre accessibles les résultats de la Consultation nationale 2021 aux enfants et aux jeunes, et de proposer aux acteurs éducatifs des activités pédagogiques pour partager ces résultats dans un cadre scolaire/périscolaire.

LES GRANDS THEMES ISSUS DES RESULTATS DE LA 5E CONSULTATION NATIONALE DES 6/18 ANS

  • De la peur de l’avenir

Les élèves aiment et ont envie d’apprendre, mais ont aussi à cœur de développer des compétences pour la vie, pour leur avenir. Pourtant, près d’un tiers d’entre eux est angoissé de ne pas réussir à l’école et plus d’un enfant sur deux est angoissé de ne pas réussir dans la vie, et seul un enfant sur deux estime que l’école lui apprend vraiment des choses pour plus tard. Les 13-18 ans sont les moins optimistes en la matière. Pour les jeunes interrogés, c’est la famille qui accompagne mieux le chemin vers la vie d’adulte.

  • Des compétences pour la vie

Les enfants et les jeunes ont pressenti leurs futurs besoins en compétences et ils l’affirment, ils veulent s’ouvrir sur le monde et sur leur futur. Faire la cuisine, parler une autre langue, parler de sexualité, apprendre un métier, faire de l’informatique ou de la vidéo, avoir des amis… ces besoins signent une volonté de développer des compétences utiles et utilisables tout au long de la vie, c’est-à-dire des « compétences pour la vie », qui ont disparu de la plupart des filières d’enseignement (hors enseignement professionnel).

  • De la prise en compte de l’alphabétisation émotionnelle et de l’éducation sexuelle

D’après les enfants et jeunes, c’est surtout le milieu familial qui semble autoriser la créativité (90 % pour la famille contre 83,2 % pour l’école) ou qui est plus propice à apprendre à reconnaître et exprimer les émotions (85,9 % pour la famille contre 74,9 % pour l’école).
L’école n’est par ailleurs pas (encore) le lieu où les adolescents peuvent trouver des réponses à leur questionnement existentiel, sexuel et amoureux. Seule un peu plus de la moitié des répondants ont reçu « au moins une séance d’éducation à la vie affective et sexuelle chaque année en classe ».

  • La famille, source de tous les apprentissages ?

L’importance grandissante du rôle de l’accompagnement familial creuse fortement les inégalités, particulièrement pour les élèves issus de milieux populaires.
Les privations, quelles qu’elles soient, ont un impact négatif sur ce que les enfants et les jeunes déclarent apprendre et sur leurs conditions d’apprentissage. Elles pèsent davantage sur l’éducation à la maison que sur l’éducation à l’école.
Or, comme les éditions précédentes des Consultations nationales l’avaient déjà mis en exergue depuis 2013, les privations des enfants – activités, sociabilité amicale ou santé restent fréquentes en France (70,6 % des enfants sont concernés par au moins un type de privation). Et l’on peut penser que la pandémie et les confinements successifs ont aggravé leurs conditions de vie.

  • L’école, un lieu sécurisant pour apprendre sereinement ?

Le contexte quotidien dans lequel les enfants et les jeunes évoluent joue évidemment un rôle considérable dans leur éducation et les conditions d’apprentissages dont ils bénéficient. Pourtant, un enfant sur dix (10,4 %) indique être « souvent » ou « de temps en temps » concerné par le harcèlement, et 26,9 % des enfants indiquent ne pas avoir un adulte de confiance à qui se confier si besoin au sein de leur établissement scolaire.
Etre victime de violence a des répercussions en termes de perte d’estime de soi, d’anxiété et peut altérer la santé mentale, en faisant le lit de dépressions, phobies sociales… autant de facteurs de vulnérabilités entravant les apprentissages réalisés dans le contexte extérieur à la famille.

LES RECOMMANDATIONS D'UNICEF FRANCE

A partir des résultats de cette 5ème Consultation, UNICEF France émet une série de recommandations sur les 3 thèmes suivants, à destination des pouvoirs publics et des instances éducatives :

1. Apprendre et s’épanouir : favoriser un environnement scolaire et familial propice au bien-être et aux apprentissages et faciliter la continuité éducative.
2. Bien-être et santé mentale : se sentir bien pour apprendre et apprendre à se sentir bien
3. S’informer, s’exprimer et agir : permettre à chaque enfant et chaque jeune de connaître et d’exercer ses droits au cœur des temps éducatifs

Le détail de ces recommandations se trouve à la fin du rapport complet ainsi que dans la version synthétique.

 

Copyright illustrations : Louison

Publié le 20 septembre 2021 | Modifié le 13 octobre 2021
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